Il n’y a pas beaucoup de route dans le Cotentin pour exploiter ce genre de machine, m’est avis.
C’est un peu la topographie de mes routes finistériennes où une petite kawette n’était pas ridicule et où une Sv650 était presque une arme absolue.
Réfléchis-y deux minutes parce que, quand tu aura le cul dessus, tu aura une banane qui ira d’une oreille à l’autre; c’est sûr.
Pendant dix minutes, tu vas être épaté par la machine: Elle t’arrache les bras, elle freine bien, elle est sèche mais franche.
Au bout de dix minutes, ta va trouver qu’elle freine pas si bien que ça.
Non, ce n’est pas du fadding, c’est parce que tu commences à être crevé, tout simplement.
Épaules, poignées en bouillie, sensation persistante que ton terrain de jeu est trop petit.
Bilan au bout de vingt minutes: Une énorme frustration.
Ce témoignage n’est pas celui de l’essai d’une ZX12R, que je n’ai d’ailleurs jamais eu le plaisir de tester.
C’était mon sentiment sur une moto de 155cv, roue arrière, bien affûtée, avec laquelle j’avais arrêté de regarder le compteur à 280, tellement j’étais occupé à rester en vie.
C’était débile, quelque part, comme expérience.
Pourtant, c’est gravé dans ma mémoire à tout jamais, ce sentiment, à la fois, d’avoir touché le gros lot et celui qu’il n’était pas fait pour moi.
Le plus n’est pas toujours le mieux … mais comme c’est chiant d’être raisonnable alors que, de toute façon, on ne peut pas mourir deux fois…
