Qui l'eut crû ? ( 600 CBR F2 )
Publié : 13 mars 2006, 22:20
Bonjour à toutes et à tous,
... A lire le titre, bon nombre d'entre vous auront compris de quoi il s'agit.
@Oz: Ici, tu trouveras la réponse à ton mp...
Il y a un peu plus de 3 mois, un dimanche soir, je n'avais rien à faire, je surfe sur Internet et vais sur un site de motos d'occasions... je tape des noms de machines au hasard, ... CBR par hasard, tranche de prix, moins de 3000 euros... je regarde les résultats: "trop cher, pas beau" cantonnais je jusqu'au moment où je reste sans voix... une magnifique CBR noire avec des jantes jaunes, et en plus c'est la moins chère.
Deux jours plus tard, je prends contact avec le concess qui me dit que personne n'était encore interessé mais qu'il valait mieux ne pas tarder. Par 0°C, j'ai enfourché le GPZ et je me suis fait un AR Paris-Rouen dans la matinée avant d'aller au boulot. Là bas, j'explique mon cas pour le réglement et l'enlèvement ( au printemps pas avant ), il est ok donc je signe sans trop réaliser.
...
Trois mois plus tard, après un p'tit périple en Twingo mobile ( merci Louloute
), j'arrive à Speedbike pour chercher la machine qui m'attendait sagement.
...
@Louloute: J'ai abrégé pas mal, non ?
Départ quelques dizaines de minutes plus tard. La machine ne veut pas démarrer, elle part au bout de facilement 5 minutes, avec et sans starter. Le comble! Là où avec le GPZ je ne passe pas plus de 3 secondes à démarrer. Une fois prise, le ralenti tient et on la laisse chauffer, je me reprépare et on y va.
On part en direction de la station service la plus proche pour faire le plein... Premier tour de roue.. " ça vroume vroume bien "... J'en revenais toujours pas. " Je roule avec une belle moto qui fait un beau bruit, et qui est à moi " me disais je. - Je ne pensais plus à la GPZ -
Deuxième partie: LA CBR
Je vais maintenant vous donner mes premières impressions.
La machine, une fois dessus à l'air d'être haute mais en fait, elle ne l'est, je pense qu'un peu plus, mais la selle plus large fait que mes petites jambes touchent légèrement moins qu'avec le Gipi. La selle d'origine est confortable. On est bien assis. Le poids de la machine se fait sentir lorsqu'on quitte la position béquille latérale à la position droite. Rien à voir avec la GPZ, notamment à cause de la selle. Une fois droite, elle semble beaucoup plus légère, centre de gravité plus haut je pense.
Moteur tournant, ça ne vibre pas ( bon, ok, un bi 500, ça vibre, je le reconnais ), mon casque posé sur la machine sur la latérale ne bouge pas d'un pouce, sur la GPZ, sur la centrale, ce n'est presque pas pensable lol.
La position de conduite est plus sur l'avant, sans pour autant être cassante de prime abord. Petit souci avec le pied droit et le frein arrière, j'ai eu du mal à prendre le pli.
Bon allez, on y va, je passe derrière Louloute... On part à la station la plus proche ( 200 mètres ). Hormis le son du pot très sympathique et métallique à cause d'un rivet qui a un peu de jeu, on a l'impression d'être sur un tapis roulant, ça ne bouge pas, vibre pas. Quelques petits virages ensuite et ronds points me forcent à pencher et elle semble volontaire, prêt à vouloir y aller mais les pneus froids font vite comprendre que l'idée n'est pas bienvenu. Certes, ça penche mais on a, à ce niveau, pas le même feeling qu'avec le GPZ ( et oui ! Chassez le GPZ, il revient au galop ) et ne connaissant pas la machine, je ne m'aventure pas là encore.
Faire le plein de la machine ne fût pas chose aisée, ... No comment. Une sportive sur une latérale, c'est sacrément penché.
Bref, concernant le feeling conduite ( je précise que ce n'est que le premier jet, mes premiers tours de roue ):
Alors alors... Et bien, on a commencé par de la ville ... Et bien, ma foi, elle est très maniable, plus que je l'aurais imaginé. On peut envisager de rouler assez sereinement dans une circulation dense. Par contre, côté vitesse, il faut assez souvent jouer du levier. Là où avec le GPZ, je me mettais en 3 et je ne bougeais pas, là, je n'arrêtais pas de jouer du sélecteur. Quand elle part, elle part, mais lorsqu'elle ne part pas, ça fait tout drôle et c'est même frustrant. Elle peut se montrer vide en bas ( par bas, j'entends 1500 à 2500 tours/min environ ), là où la GPZ peut se montrer creuse.
Après cette petite plage ( à éviter sur cette machine ), la poussée se fait plus franche. Alors, ... c'est paradoxal, mais en restant sur une plage allant jusqu'à 4500 tours/min environ, elle accélère plus vite que le GPZ, mais question sensation, on reste sur sa faim. Elle part "plus fort" que le GPZ lorsque l'on regarde le compteur, mais bien souvent, ces accélérations me sont apparues comme neutres.
Globalement, pour rouler doucement, dans le bas du compte tours, avec la CBR, et bien ma foi, c'est sympathique mais le fait que la machine distille pas mal les sensations, ma préférence va ( niveau moteur ) au GPZ.
Lorsque l'on monte plus haut dans les tours ( pas plus de 8 000 tours/min ), la poussée devient plus conséquente mais pas de quoi réveiller un mort. C'est certes supérieur au GPZ, mais sur ce point, ... pour l'instant, je reste sur ma faim. Je me suis fait quelques bonnes accélérations, il n'y a que le compteur de vitesse qui me fait réaliser que je ne suis plus sur le GPZ. En insistant, on se rend compte que ça tire quand même sur les bras, mais la position fait qu'on ne le sent pas trop.
Au dessus de 7-8 tours/min, la cavallerie semble se lâcher complètement mais je ne l'ai qu'effleurer à présent. Elle monte certes vite mais arriver à 10-11 000 tours/min (pour 13 000 tours/min en zone rouge) prend un peu de temps ( relativement ), par contre, le compteur lui atteint très vite des vitesses prohibées, ce qui, tendance à ce moment à me calmer. Pas une semaine sans que je vois des brigades et des radars. Ce n'est pas ça qui me calme mais j'avoue que ça joue quand même un peu.
Finalement, hormis le couple tout en bas, inexistant au point de caler à trois reprises en deux sorties, je dirais qu'avec la GPZ, j'étais à très bonne école puisque je ne suis pas du tout dépaysé... au point même au tout début de rester sur ma faim. Le comportement des deux machines va dans la même direction. Il est clair que la partie cycle du CBR est un cran au dessus du gipi, mais elle se montre joueuse comme la Gipi, moteur à deux facettes aussi normalement ( c'est "creux" en sensations en bas ) et en haut, serrage de genous.
L'avant se montre incisif ( quoique des fois ... ), l'arrière beaucoup moins... Enfin, lorsque j'ai vu ce que c'était comme pneu, j'ai compris pourquoi, j'ai un Pilot Sport à l'avant et un Michelin ( oui ! ) Macadam ( m*rde ! ) .
Là où ça change vraiment du GPZ, c'est le freinage, il est progressif, mais beaucoup plus puissant au point de provoquer des désagréments que je ne citerais pas mais qui s'avèrent très génants. Je crains à ce propos les blocages de roues avant. Avec le GPZ, j'ai toujours réussi à gérer frein ar/av même en courbe. Avec le CBR, les freinages d'urgence, ça va être folklo.
Je vais en irriter plus d'un mais j'ai pour l'instant trouvé plus de différences entre le GS 500 et le GPZ 500 qu'entre le CBR et le GPZ.
J'étofferais au fur et à mesure selon mes expériences...
Si vous ne me voyez pas, c'est que j'roule...
... A lire le titre, bon nombre d'entre vous auront compris de quoi il s'agit.
@Oz: Ici, tu trouveras la réponse à ton mp...
Il y a un peu plus de 3 mois, un dimanche soir, je n'avais rien à faire, je surfe sur Internet et vais sur un site de motos d'occasions... je tape des noms de machines au hasard, ... CBR par hasard, tranche de prix, moins de 3000 euros... je regarde les résultats: "trop cher, pas beau" cantonnais je jusqu'au moment où je reste sans voix... une magnifique CBR noire avec des jantes jaunes, et en plus c'est la moins chère.
Deux jours plus tard, je prends contact avec le concess qui me dit que personne n'était encore interessé mais qu'il valait mieux ne pas tarder. Par 0°C, j'ai enfourché le GPZ et je me suis fait un AR Paris-Rouen dans la matinée avant d'aller au boulot. Là bas, j'explique mon cas pour le réglement et l'enlèvement ( au printemps pas avant ), il est ok donc je signe sans trop réaliser.
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Trois mois plus tard, après un p'tit périple en Twingo mobile ( merci Louloute
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@Louloute: J'ai abrégé pas mal, non ?
Départ quelques dizaines de minutes plus tard. La machine ne veut pas démarrer, elle part au bout de facilement 5 minutes, avec et sans starter. Le comble! Là où avec le GPZ je ne passe pas plus de 3 secondes à démarrer. Une fois prise, le ralenti tient et on la laisse chauffer, je me reprépare et on y va.
On part en direction de la station service la plus proche pour faire le plein... Premier tour de roue.. " ça vroume vroume bien "... J'en revenais toujours pas. " Je roule avec une belle moto qui fait un beau bruit, et qui est à moi " me disais je. - Je ne pensais plus à la GPZ -
Deuxième partie: LA CBR
Je vais maintenant vous donner mes premières impressions.
La machine, une fois dessus à l'air d'être haute mais en fait, elle ne l'est, je pense qu'un peu plus, mais la selle plus large fait que mes petites jambes touchent légèrement moins qu'avec le Gipi. La selle d'origine est confortable. On est bien assis. Le poids de la machine se fait sentir lorsqu'on quitte la position béquille latérale à la position droite. Rien à voir avec la GPZ, notamment à cause de la selle. Une fois droite, elle semble beaucoup plus légère, centre de gravité plus haut je pense.
Moteur tournant, ça ne vibre pas ( bon, ok, un bi 500, ça vibre, je le reconnais ), mon casque posé sur la machine sur la latérale ne bouge pas d'un pouce, sur la GPZ, sur la centrale, ce n'est presque pas pensable lol.
La position de conduite est plus sur l'avant, sans pour autant être cassante de prime abord. Petit souci avec le pied droit et le frein arrière, j'ai eu du mal à prendre le pli.
Bon allez, on y va, je passe derrière Louloute... On part à la station la plus proche ( 200 mètres ). Hormis le son du pot très sympathique et métallique à cause d'un rivet qui a un peu de jeu, on a l'impression d'être sur un tapis roulant, ça ne bouge pas, vibre pas. Quelques petits virages ensuite et ronds points me forcent à pencher et elle semble volontaire, prêt à vouloir y aller mais les pneus froids font vite comprendre que l'idée n'est pas bienvenu. Certes, ça penche mais on a, à ce niveau, pas le même feeling qu'avec le GPZ ( et oui ! Chassez le GPZ, il revient au galop ) et ne connaissant pas la machine, je ne m'aventure pas là encore.
Faire le plein de la machine ne fût pas chose aisée, ... No comment. Une sportive sur une latérale, c'est sacrément penché.
Bref, concernant le feeling conduite ( je précise que ce n'est que le premier jet, mes premiers tours de roue ):
Alors alors... Et bien, on a commencé par de la ville ... Et bien, ma foi, elle est très maniable, plus que je l'aurais imaginé. On peut envisager de rouler assez sereinement dans une circulation dense. Par contre, côté vitesse, il faut assez souvent jouer du levier. Là où avec le GPZ, je me mettais en 3 et je ne bougeais pas, là, je n'arrêtais pas de jouer du sélecteur. Quand elle part, elle part, mais lorsqu'elle ne part pas, ça fait tout drôle et c'est même frustrant. Elle peut se montrer vide en bas ( par bas, j'entends 1500 à 2500 tours/min environ ), là où la GPZ peut se montrer creuse.
Après cette petite plage ( à éviter sur cette machine ), la poussée se fait plus franche. Alors, ... c'est paradoxal, mais en restant sur une plage allant jusqu'à 4500 tours/min environ, elle accélère plus vite que le GPZ, mais question sensation, on reste sur sa faim. Elle part "plus fort" que le GPZ lorsque l'on regarde le compteur, mais bien souvent, ces accélérations me sont apparues comme neutres.
Globalement, pour rouler doucement, dans le bas du compte tours, avec la CBR, et bien ma foi, c'est sympathique mais le fait que la machine distille pas mal les sensations, ma préférence va ( niveau moteur ) au GPZ.
Lorsque l'on monte plus haut dans les tours ( pas plus de 8 000 tours/min ), la poussée devient plus conséquente mais pas de quoi réveiller un mort. C'est certes supérieur au GPZ, mais sur ce point, ... pour l'instant, je reste sur ma faim. Je me suis fait quelques bonnes accélérations, il n'y a que le compteur de vitesse qui me fait réaliser que je ne suis plus sur le GPZ. En insistant, on se rend compte que ça tire quand même sur les bras, mais la position fait qu'on ne le sent pas trop.
Au dessus de 7-8 tours/min, la cavallerie semble se lâcher complètement mais je ne l'ai qu'effleurer à présent. Elle monte certes vite mais arriver à 10-11 000 tours/min (pour 13 000 tours/min en zone rouge) prend un peu de temps ( relativement ), par contre, le compteur lui atteint très vite des vitesses prohibées, ce qui, tendance à ce moment à me calmer. Pas une semaine sans que je vois des brigades et des radars. Ce n'est pas ça qui me calme mais j'avoue que ça joue quand même un peu.
Finalement, hormis le couple tout en bas, inexistant au point de caler à trois reprises en deux sorties, je dirais qu'avec la GPZ, j'étais à très bonne école puisque je ne suis pas du tout dépaysé... au point même au tout début de rester sur ma faim. Le comportement des deux machines va dans la même direction. Il est clair que la partie cycle du CBR est un cran au dessus du gipi, mais elle se montre joueuse comme la Gipi, moteur à deux facettes aussi normalement ( c'est "creux" en sensations en bas ) et en haut, serrage de genous.
L'avant se montre incisif ( quoique des fois ... ), l'arrière beaucoup moins... Enfin, lorsque j'ai vu ce que c'était comme pneu, j'ai compris pourquoi, j'ai un Pilot Sport à l'avant et un Michelin ( oui ! ) Macadam ( m*rde ! ) .
Là où ça change vraiment du GPZ, c'est le freinage, il est progressif, mais beaucoup plus puissant au point de provoquer des désagréments que je ne citerais pas mais qui s'avèrent très génants. Je crains à ce propos les blocages de roues avant. Avec le GPZ, j'ai toujours réussi à gérer frein ar/av même en courbe. Avec le CBR, les freinages d'urgence, ça va être folklo.
Je vais en irriter plus d'un mais j'ai pour l'instant trouvé plus de différences entre le GS 500 et le GPZ 500 qu'entre le CBR et le GPZ.
J'étofferais au fur et à mesure selon mes expériences...
Si vous ne me voyez pas, c'est que j'roule...