Un p'tit tour en B12N
Publié : 10 juin 2006, 22:52
Bonjour,
Je rentrais tout bonnement chez moi lorsque je rencontre un gars en B12 que j'avais cotoyé lorsque j'étais encore un bambin d'une dizaine d'années. On discute, on discute et il me flatte son B12... un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... Il me dit qu'il a essayé plein de machines mais son B12N, c'est vraiment ce qu'il cherchait... une bécane où tu tournes la poignée et ça part tout le temps ( pépère ou plus enragé ). Un peu conscient de ce qu'il me dit, je me dis qu'en effet, ça doit être bien sympa partout, contrairement au 600 où ( en extrapolant un peu ) il faut bien être dans les tours pour s'amuser.
Il me propose de faire un tour avec sa machine. Je me dis pourquoi pas ? J'ai testé le H900 d'un pote alors pourquoi pas un B12.
Bon, prise en mains, le guidon street... ça change du CBR, je suis un peu en galère d'ailleurs, j'attends avant de passer la première. La machine n'est pas excessivement lourde ( impression ) - pas comme la première fois où je suis monté sur le CBR. On me dit clairement de faire attention au couple et de m'attacher au guidon. ... Ayant levé à l'insu de mon plein gré le H9 d'un autre pote ( à 180 ), j'étais un peu préparé.
Donc, je pars, j'accélère un peu et je regarde le compteur, 60 km/h. Dur à expliciter ici mais j'ai halluciné d'être à 60 aussi vite en poussant aussi peu. Le compte tours sortait légèrement de sa sieste. Je roule tranquille jusqu'au premier feu, premier ou deuxième rapport, sans souci... Je pars ensuite pour une ligne droite et là, primo, sa plaque de phare est efficace. Deuxio, ça n'a rien à voir avec le CBR. Elle a du coffre à en pleurer la machine. Ca reste progressif ( 4 pattes oblige ), mais le moteur est toujours là.
J'ai à peine pousser la 2... que j'étais à 160... Elle monte avec une aisance déconcertante, le pot d'origine et l'absence de vent ou presque ont fait qu'en deux temps trois mouvements, je passais la barre des 160 sans pour autant le sentir. Encore pire que le CBR. Faut dire, mon pot y fait. J'ai ralenti ( mais pas calmé ... puisque je l'étais déjà ), j'ai mis la 4 je crois, je suis descendu dans les tours et j'ai rallumé gentiment. Ca a repris progressif, mais bien fort malgré tout.
J'ai tenté de la pousser, si on peut dire, mais ça montait trop vite. En tirant sur les rapports, il n'y avait pas moyen de dépasser la 2ème... En prenant la première moitié du compte tours, ça avoine mais ça avoine.
Aussi étrange que cela puisse paraître, on est plus incité à rouler doucement avec une telle machine qu'une sportive. La vocation de la moto y fait, c'est sûr, mais on a une telle sensation de sérénité et de puissance partout ( y a qu'à enrouler ) qu'on prend plus facilement une allure cool.
C'est tout au moins comme ça que je l'ai ressenti. Je roule souvent doucement avec le CBR mais c'est tout à fait différent et un coup de gaz un peu trop long peut donner cette adrénaline qui fait qu'on se tapera vraisemblablement un décrassage de moteur un peu plus loin.
Je voulais voir si ça reprenait en 5ème... Je n'ai même pas eu l'occasion de la mettre, il fallait vraiment pas tirer sur les rapports et le peu que je faisais, j'étais déjà sans permis.
Je n'ai pas testé la partie cycle car ce n'était pas ma machine et le couple à gogo à la roue arrière donc je n'en parlerais pas.
Verdict: La puissance de la machine fait qu'entre la ballade et l'arsouille, il n'y a qu'une poignée de gaz. Ca me conforte dans l'idée d'acheter une grosse "coupleuse" un jour où je serais moins jeune - tout ça pour rouler moins vite mais avec un confort autre, un plaisir autre.
B12 = GSX-R 1100 '86 sans les carbus, la ligne et les arbres à cames.
Grosso modo.
Je rentrais tout bonnement chez moi lorsque je rencontre un gars en B12 que j'avais cotoyé lorsque j'étais encore un bambin d'une dizaine d'années. On discute, on discute et il me flatte son B12... un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... Il me dit qu'il a essayé plein de machines mais son B12N, c'est vraiment ce qu'il cherchait... une bécane où tu tournes la poignée et ça part tout le temps ( pépère ou plus enragé ). Un peu conscient de ce qu'il me dit, je me dis qu'en effet, ça doit être bien sympa partout, contrairement au 600 où ( en extrapolant un peu ) il faut bien être dans les tours pour s'amuser.
Il me propose de faire un tour avec sa machine. Je me dis pourquoi pas ? J'ai testé le H900 d'un pote alors pourquoi pas un B12.
Bon, prise en mains, le guidon street... ça change du CBR, je suis un peu en galère d'ailleurs, j'attends avant de passer la première. La machine n'est pas excessivement lourde ( impression ) - pas comme la première fois où je suis monté sur le CBR. On me dit clairement de faire attention au couple et de m'attacher au guidon. ... Ayant levé à l'insu de mon plein gré le H9 d'un autre pote ( à 180 ), j'étais un peu préparé.
Donc, je pars, j'accélère un peu et je regarde le compteur, 60 km/h. Dur à expliciter ici mais j'ai halluciné d'être à 60 aussi vite en poussant aussi peu. Le compte tours sortait légèrement de sa sieste. Je roule tranquille jusqu'au premier feu, premier ou deuxième rapport, sans souci... Je pars ensuite pour une ligne droite et là, primo, sa plaque de phare est efficace. Deuxio, ça n'a rien à voir avec le CBR. Elle a du coffre à en pleurer la machine. Ca reste progressif ( 4 pattes oblige ), mais le moteur est toujours là.
J'ai à peine pousser la 2... que j'étais à 160... Elle monte avec une aisance déconcertante, le pot d'origine et l'absence de vent ou presque ont fait qu'en deux temps trois mouvements, je passais la barre des 160 sans pour autant le sentir. Encore pire que le CBR. Faut dire, mon pot y fait. J'ai ralenti ( mais pas calmé ... puisque je l'étais déjà ), j'ai mis la 4 je crois, je suis descendu dans les tours et j'ai rallumé gentiment. Ca a repris progressif, mais bien fort malgré tout.
J'ai tenté de la pousser, si on peut dire, mais ça montait trop vite. En tirant sur les rapports, il n'y avait pas moyen de dépasser la 2ème... En prenant la première moitié du compte tours, ça avoine mais ça avoine.
Aussi étrange que cela puisse paraître, on est plus incité à rouler doucement avec une telle machine qu'une sportive. La vocation de la moto y fait, c'est sûr, mais on a une telle sensation de sérénité et de puissance partout ( y a qu'à enrouler ) qu'on prend plus facilement une allure cool.
C'est tout au moins comme ça que je l'ai ressenti. Je roule souvent doucement avec le CBR mais c'est tout à fait différent et un coup de gaz un peu trop long peut donner cette adrénaline qui fait qu'on se tapera vraisemblablement un décrassage de moteur un peu plus loin.
Je voulais voir si ça reprenait en 5ème... Je n'ai même pas eu l'occasion de la mettre, il fallait vraiment pas tirer sur les rapports et le peu que je faisais, j'étais déjà sans permis.
Je n'ai pas testé la partie cycle car ce n'était pas ma machine et le couple à gogo à la roue arrière donc je n'en parlerais pas.
Verdict: La puissance de la machine fait qu'entre la ballade et l'arsouille, il n'y a qu'une poignée de gaz. Ca me conforte dans l'idée d'acheter une grosse "coupleuse" un jour où je serais moins jeune - tout ça pour rouler moins vite mais avec un confort autre, un plaisir autre.
B12 = GSX-R 1100 '86 sans les carbus, la ligne et les arbres à cames.
Grosso modo.