Désolé Happy, pas pu passer chez toi. Une prochaine fois sans doute.
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Le 12/08, mes bagages sont prêts, tout est sur la moto, elle est prête à prendre la route à 5h demain matin, pour plus de 12h de route...
Départ à 05h15 le 13/08 (et oui, à cette heure là ça pique les yeux le réveil) avant que le soleil ne se lève (je vais rater l'ami Ricoré).
Je traverse des petits bleds tranquillement quand, en rejoignant une nationale et arrivant en agglomération, je me fais flasher dans le dos... Ouch ! 80 je crois pour 50, j'étais en train de décélérer, trop tard...
J'ai envie de rouler et du coup je ne m'arrête que pour faire le plein, repartant de suite...
La route est belle, le temps idéal. J'arrive près des gorges du Tarn par la N88, qui met en jambes, sympa. Puis la N106 devient plus sérieuse, avec 100kms de virolos super sympas !
Je roule à mon rythme, (motard, sympa quoi

) et je m'amuse bien. J'enroule proprement, sans mauvaise surprise. Là bas tout le monde est un pilote en puissance, même le facteur en kangoo roule "fort" !
Un moment je vois au loin un custom que je rejoins, coincé derrière une voiture qui bouchonne. Le custom passe et je suis peu après. Je remarque une queue de cheval qui dépasse du casque, tiens, une femme !
Elle est du coin ! Comme en témoigne sa plaque et... Sa façon de rouler ! Incroyable mais malgré son custom et ma sportive, je n'arrive pas à la dépasser, tout juste à la suivre dans certains passages. Pourtant, " techniquement " ma moto est supposée être plus performante, mais bon après il y a le pilotage… Et visiblement, elle touche la p’tite dame.
Elle tend le bras à gauche (pas de clignos sur sa moto) et s’arrête dans un bar sur le bord de la route, où il y a plein de motards. J’hésite à m’arrêter pour la photographier, pour le fun et le souvenir. Mais je me dis qu’il faudrait alors lui expliquer le pourquoi de cette photo, et que ça ferait bien marrer tout le monde dans le bar. Bien plus que ce que ne peut endurer mon amour propre… Et je continue ma route, en me marrant sous mon casque !
Arrivé dans Nimes, alors que je cherchais mon chemin en plein centre ville, j’entends le bip de mon alarme… Quelques secondes plus tard, l’alarme se déclenche, le moteur se coupe et la moto hurle. Je m’arrête sur un arrêt de bus et cherche ma télécommande. Le circuit imprimé à l’intérieur s’est encore déboité et le bouton " ON " est bloqué. Pas d’autre solution que de passer la main sous la selle (avec les sacoches cavalières dessus, c’est d’un pratique) pour arracher un fil de l’alarme, avant que la batterie ne soit à plat.
Après m’être bien fait remarquer (" mais oui elle est à moi la moto ") je peux enfin redémarrer et repartir.
Le reste de la route sera " banal " même si agréable car je traverse des villes sympas.
Par contre au fur et à mesure que je descends dans le sud, et que la journée passe, la température monte ! Je cuis littéralement sous le cuir quand je roule doucement et c’est complètement déshydraté que je m’arrête pour faire le plein peu après Nimes. J’avale une glace et je descends d’un trait une bouteille d’eau… Avant de repartir.
Arrivé à 17h15 après un petit tour au karcher pour retirer les moustiques, et après 12h de route. Pas mal au dos du tout, mais les poignets cassés (satanée N106, cette route " sollicite ").
Au programme de mes vacances : Plongée, plage, visite de super coins, restos, rencontre avec des gens supers… Par contre, j’ai eu la fâcheuse tendance à oublier mon appareil photo. Donc j’en ai quasiment pas. Il faudra que j’y retourne, maintenant que j’ai fait les repérages !
Au retour, je décolle à 15h30, alors que j’avais prévu de partir vers 8-9h le matin… Si à l’aller le temps était super, au retour c’est pas trop ça. Au fur et à mesure que je remonte vers Paris, je me retrouve sous des averses de plus en plus fortes. Les gorges du Tarn sont du coup un passage assez difficile lorsqu’il pleut.
En plus de la pluie, il y a un vent assez fort, puis la nuit. Du coup, 150kms avant Clermont Ferrand, je décide de prendre l’autoroute pour pouvoir enquiller en sécurité. Et je fais bien parce que parfois la visibilité est vraiment mauvaise, tant les averses sont fortes.
Je fais un arrêt bénéfique d’une heure pour combiner essence / sandwich / café / coups de fil pour rappeler ceux qui se demandent si je suis bien arrivé (merci les gens).
J’arrive vers 00h30, le temps de bâcher la moto et remonter mes affaires. Je me couche à 1h, vanné. Mais content.
Un grand merci à Sigkiller pour le prêt de ses sacoches cavalières, c’est carrément pratique, et très agréable de ne rien avoir sur le dos.
Et encore une fois, je suis bluffé par ma moto. Elle est super agile (même chargée) pour s’amuser dans les routes sinueuses, et agréable pour rouler à allure rapide sur autoroute. Ma moto et moi, c’est une vraie histoire d’amour !
Quelques photos (j'en ai très peu) :
