18 nov. 2016, 11:44
OLDesignMoto a écrit :
Un pot d'échappement ne mange pas de chevaux.
Tout dépend ce que l'on entend par "manger".
Si on suit ta logique, le meilleur résultat pour un max de puissance au régime max serait… pas de pot du tout.
Hors, ce n'est pas comme cela que ça fonctionne.
Faut prendre la ligne (pas seulement le silencieux) comme un instrument de musique qui doit être "accordé".
Dans cette affaire, un cata…, c'est la cata.
Prenons un exemple connu du monde de l'automobile: le passage au catalyseur en 1993.
Les autos alimenté par injection ont perdu plus ou moins 10% de leur puissance avec le cata, toutes choses étant égales par ailleurs.
Un échappement peut donc "manger" des chevaux.
Il peut aussi en "donner", bien que ce verbe est à prendre avec des pincettes.
Le jeu est de croiser les soupapes tout en obtenant en dynamique une bonne étanchéité du système.
C'est là où un échappement (et son collecteur) doit être accordé comme un instrument de musique.
Il ne s'agit pas de faciliter ou d'entraver le flux d'échappement mais de faire que des pulsations soient entretenues et que celles-ci soient accordées avec le fameux croisement de soupapes.
Quand l'échappement est réussi, il est possible de retarder la fermeture des soupapes d'échappement et d'anticiper l'ouverture de celle d'admission par rapport à un idéal statique à ne pas dépasser.
La dynamique des gaz permet cela alors que, en statique, ce serait une connerie.
Sans aller sur des diagrammes d'aac de course, ce phénomène est déjà une variable d'ajustement sur nos motos de série.
Bref, avec une ligne bien pensée, on peut faire un moteur moins étanche (soupapes ouvertes plus longtemps) qui sera plus efficace d'un point de vue thermodynamique de par la fermeture "accoustique" des soupapes d’échappement avant que les vrais ne soient complètement fermées.
Selon que ta ligne accomplisse bien son boulot ou pas, les gains ou pertes peuvent être significatifs.
C'est moins vrai sur des meules de série où on es limites légales sont prépondérantes, ce qui limite les bénéfices à espérer autant que les pertes à redouter.
Mais quand on prépare un moteur, avoir l'oreille musicale est un avantage concurrentiel fort.

Le sujet échappement est complexe et lié à ce qui se passe coté admission.
C'est un domaine très technique et c'est pour cela que le risque de perdre un cheval en bidouillant de ce coté est souvent plus fort que d'en gagner un.
C'est peut-être cet aspect là que tu pensais en disant q'un échappement ne mange pas de chevaux, histoire de dissuader les traficotages en tout genre qui amènent plus souvent à des échecs qu'a des réussites.
Par exemple, je viens de remplacer ma ligne Delkevic par une d'origine: ma meule monte aussi bien dans les tours, est plus souple en bas et plus coupleuse aux régimes intermédiaires qu'avec ces pots plébiscités.
Et quelle tranquillité de pouvoir taquiner la zone rouge sans saigner des oreilles…
