LE GPZ-DAY !!
The rise of the emmerdes !
Bon… après avoir laissé reposer deux jours, et à froid, je pense qu’un enseignement peut être retenu des GPZ days du Sud, c’est qu’une des motos retournera obligatoirement chez elle sur un camion !
Et aussi que la balade du samedi saute systématiquement.
Explications…
Nous sommes le samedi 21 Mai 2005, il est approximativement 9h55 du matin et actuellement je pionce encore du someil du juste.
Le portable sonne, un bon hors du lit j’enfile mon super
T-shirt (

) le stress m’envahit, c’est un gros truc cette rencontre, on en parle depuis six mois, je vais rencontrer de nouvelles personnes, utiliser une nouvelle moto, et l’inattendu sera forcément de la partie, ce genre de moment est une partie d’échec avec une entité qui n’a comme idée que celle de tout faire foirer.
Pour éviter de me rassurer une ombre plane sur cette journée depuis quelques heures, une crainte, un stress qui ne me lâche pas.
11h15 je décolle définitivement, il fait plutôt chaud mais j’ai quand même prévu ma doublure et un t-shirt manches longues, "les Parisiens seront-ils arrivé sans encombre" me revient sans cesse, alors pour me décontracter je décide de faire le grand tour pour aller chez Pascal, (accessoirement il me faut homologuer un record de conso’ avec ma Z, 5l au cent !), sur mon chemin je croise quelques concentres de motos, ils semblent être déjà bien lancés dans leur balade, espérons que nous ferons de même vers 14h.
J’arrive au point de ralliement en temps et en heure, de mon coté je suis paré à décoller, la moto a le plein, je prie pour l’absence de chute cette année, pourvu que tout le monde soit arrivé à bon port.
Je suis accueilli par Armelle & Triple B (GPZ), John-Li (H6), Chane (B12S), RDR (GPZ), SLR (M800) ainsi que flo et Pascal (B "camion" 12), ils se sont baladé juste avant que j’arrive (sauf Armelle et BBB qui sont arrivés après), je prends quelques nouvelles de l’aisance des Parigots dans les virages auprès du Gorille, ils semblent suivre de manière fluide, ‘pékab’ !
Nous nous rafraîchissons en attendant le reste de la troupe, les premiers à débarquer sont Eric et Marie (GPZ), suivit de Céline et Bruno (respectivement GPZ et YZF 750) puis Marc (Sv650S) ils nous rejoignent derrière la maison, il y à un peu de vent mais le ciel n’est pas trop couvert, nous glissons lentement dans le temps jusqu'à 12h30, heure à la quelle nous commençons à nous inquiéter de l’absence du groupe de Draco, petit coup de fil pour s’assurer que tout va bien… voui voui, ils vont bien, ils dormaient juste, les flemmards !
Nous attaquons donc la bouffe sans eux, tout le monde refait plus ou moins connaissance, l’ambiance est bonne, légère, tout s’annonce plus que bien on dirait !
Le repas finit Pascal et moi
harnachons la caméra sur le Z avant de la mettre en position de décollage, plus que quelques minutes et Draco ainsi que Fred arriveront, ça commence à faire des motos devant chez Pascal, ça fait plaiz’ !
Les minutes s’écoulent et enfin le son tant attendu du V4 se fait entendre, Géraldine & Draco suivit de Virginie & l’extraordinaire Fred GPZ powered !
Je rencontre enfin le mythe, le seul, l’unique, le vrai, Fred !
Au risque de décevoir ses nombreux fans et inconditionnels, Fred vient bien de notre planète (il ne nous ramènera donc pas Elvis

), il semble tout à fait humain et normal, j’ai pu lui parler, et j’ai même tout compris du premier coup !

(Justeuh kidingeuh

)
Bien, il semble donc que tout le monde soit présent, les gens commencent à papoter entre eux, ici ou là les petits groupes se forment et si je sais encore compter il y a donc 13 motos !
L’heure du départ se rapproche et s’est au moment de partire qu’on se rend compte qu’il manque encore une moto… non, ne me dites pas, qui peut bien être en retard, sachant que ce n’est pas moi (
j’arrive vers 14h ! Mais il est déjà 15h!
Vraiment ?? 
) ?
L’écureuil bien sur !
Bon, pas grave, ceux qui ont besoin d’essence vont profiter de son retard pour passer faire le plein.
Chane, Draco, SLR, RDR, Céline puis Bruno décollent les uns après les autres pour aller ravitailler tranquillement, je squatte un peu devant le portail, regarde les motos, échange qques mots avec Pascal avant qu’il ne parte à la recherche de l’écureuil (perdu

) puis Chane revient et tout content m’annonce que SLR est en rade.
Bien évidemment je me refuse à le croire, « Tu t’foues de ma goule !

», je me souviens des paroles d’SLR sur les B12 « ha lala, des japonaises

Puis des 4 cylindres en plus

», il est taquin mine de rien ce jeune Padawan ducatiste
- Allé Chane, tu rigoles quand tu dis ça hein ?!
-Non non je t’assure, y a un fusible qui a grillé.
Non, impossible, la seule Ducati du groupe se sent obligée de ne pas faillire à sa réputation !
En rade à à peine 100 mètres de la maison elle crame ses fusibles de 30 ampères à chaque fois qu’on met le contacte !
Alors là, je peux vous garantire que la solidarité motarde a joué à bloc, les vannes sur la fiabilité des ducat’ ont volées comme des douilles de 12.27 mm, chacun s’en est donné à cœur joie, quelqu’un m’a même ramené le fusible cramé (Chane il me semble) que nous avons immortalisé en photo !
La Ducati de la discorde
C’est désespérant, plus ça va, plus la balade s’éloigne inéluctablement de nous, le temps passe, les motards aussi, mais nous ne partons toujours pas
Finalement après moult déboires Pascal revient avec Fab et l’escargot, puis la Ducat’ est rapatriée au camp de base (elle est restée bien une demi heure a 100 mètres de la maison

), puis vient la question qui fâche : on décolle ?
La… j’ai pas tout bien compris, plus personne ne voulait partire

Bon ok, SLR avait biglo qqun pour sa Duc’ et fallait l’attendre machin tout ça, mais quand même !
Au final, seules 8 motos sont parties faire la balade (Céline, Bruno, Marc, RDR, Flo & Pascal, Chane, Eric & Marie ainsi que moi), la caméra était lancée, mais il n’y a vraiment rien d’intéressant à en tirer !
Parce que non tout ne s’est pas finit comme ça, loin de la !
Nous avons enquillé la montée des haies sans soucis, j’ai pu filmer tout le monde, mais en suite quel carnage !
La montée se passe sans encombre, mais au premier croisement, alors que je m’arrête pour bien indiquer ou nous devons tourner et laisser repasser tout le monde devant, Chane s’arrête à coté de moi, une panne !
T’ain mais c’est pas vrai, on est maudit ou quoi ?!
Me vla donc chargé de remonter le groupe qui ne m’a pas vraiment attendu, j’enclenche donc l’hyper-éspace pour torcher les haies, gros gaz, une série de S, épingle, long virage droit qui se referme, ligne droite puis virage à gauche et me vla tambours battants en train de faire un freinage de goret au groupe pour pas prendre une saloperie de dos d’âne trop vite, je passe le B12 et fait signe qu’il y a un problème avant de changer de direction en pensant qu’ils allaient me suivre.
Ben tien, y a pas de risques ! Pascal n’a pas compris, ils continuent sans moi le temps que je fasse mon demi-tour !
La je crois qu’on tombera pas plus bas
Je re-remonte donc encore une fois le convoi (qui à repris de l’avance parce qu’entre temps je suis descendu un peu plus bas en pensant naïvement qu’ils avaient déjà fait demi-tour !) et au final s’est seulement au parking des haies que j’arrive à me faire comprendre, une fois le message passé je redescends toute la route (ça en fait des vas et viens sur la vidéo !

Limite le type un peu perdu qui s’amuse avec son jouet

) pour retrouver le GPZ de Céline en train de toussoter sur un parking de gravier.
Tout le monde s’affaire à réparer ça, sauf moi qui peine vaillamment sur la sangle de la caméra tout en marmonnant des choses incompréhensibles dans mon bouc, avant de finire par fondre un câble en prenant la caméra pour filmer la scène (et accessoirement débiter un max de conneries), j’suis cassé la, ras le bol, trop de pression, hop soupape de sécu !
Finalement RDR, Bruno et Céline retournent au camp de base pour remettre le GPZ en marche, ne reste donc plus que Chane, Flo & Pascal, Eric & Marie et moi, on décide malgré tout de continuer, toutes manières au point ou on en est ça ne pourrait que difficilement être pire !
Nous engrangeons donc les kilomètres à allure plutôt rapide, fluide, toute sorte de paysage défile, montagne, foret, plaine, colline, tout genre de bitume aussi, mais perso l’esprit n’y est plus trop, malgré le rythme impeccable je ne m’amuse plus sous mon casque, nous passons un plan d’eau sublime, encore quelques kilomètres puis sur notre gauche apparaît un nuage de poussière comme on en voit que dans les filmes ricains, une concentre de je ne sais quoi qui joue dans la terre battue, nos pneus en viennent à soulever d’épaisses volutes de poussières à leur tour, puis plus rien jusqu'à une série de virage ou Chane sort le grand déhanché GP style, du plus bel effet !
Nous nous
arrêtons une première fois un peu en dessous d’une grosse antenne Tv (la fameuse
antenne du Pilat j’suppose

) le
paysage y est terriblement vaste et dégagé, pas un obstacle sur peut-être une centaine de kilomètres, voir plus !
Puis la route reprend jusqu'au Bessat , où bien sur nous prendrons la pluie en voulant prendre un verre !
Chane, Marie (juste derrière
), Eric, Marc, une glaçe, et Pascal, Flo prennant la photo.
Une petite demi-heure après demi-tour en direction de Maclas (la pluie ça suffit pour terminer une journée pourrie

) ou nous nous offrirons une bonne petite pointe sur les derniers kilomètres,
GAZ !
Arrivé la, près d’un petit lac Marc nous laissera pour cause d’obligation professionnelles, quant à nous il nous faudra bien un quart d’heure / vingt minutes avant de repartire sereinement.
Après quoi nous sommes rentrés retrouver le reste du groupe et passer une bonne soirée autour d’un nombre conséquent de pizzas !
De droite à gauche : Céline, Bruno, RDR, Fab, l’escargot, Flo, Eric et Marie